En architecture logicielle, chaque choix compte mais certaines décisions façonnent le système bien plus que d’autres. Ce sont les décisions d’architecture (ADs), et elles définissent la manière dont votre système répondra à ses exigences les plus importantes.
Prendre la bonne décision ne consiste pas à deviner ou à suivre la voix la plus forte dans la pièce. Il s’agit d’analyser les options, de peser les faits et d’être libre de tout biais.
Qu’est-ce qu’une AD ?#
Une décision d’architecture est un choix de conception logicielle qui répond à une liste d’exigences significatives pour l’architecture (ASRs).
Il peut s’agir d’une décision à l’échelle du système ou d’une décision locale. Les personnes impliquées peuvent donc être différentes, mais la manière de prendre la décision reste la même. Le rôle des architectes dans une organisation est un sujet complexe que j’aborderai plus tard, mais il est essentiel que chacun au sein des équipes engineering puisse proposer des idées et participer à ces décisions.
Comment prendre une AD ?#
Une décision doit être prise sur la base de faits et en partant du problème. Afin d’éviter tout biais, il est important de suivre une méthodologie rigoureuse.
Lors de la phase d’analyse, toutes les solutions, même les plus improbables (voir stupides), doivent être étudiées.
Lors de l’étape de décision, il est important de rechercher le consent rather than consensus, ce qui signifie que l’objectif n’est pas que tout le monde soit d’accord, mais que personne ne soit fermement opposé à la décision.
De manière générale, une réunion peut convenir, mais comme il s’agit d’un format synchrone, il est souvent préférable d’opter pour une approche asynchrone si vous pouvez garantir des réponses rapides.
Limitez le nombre de participants aux personnes vraiment indispensables. Cela rend les échanges plus fluides, plus efficaces et plus rapides, quel que soit le mode de communication.
Avant de conclure cet article, j’aimerais mettre en avant la dernière étape du processus, cruciale mais souvent négligée. Le suivi du résultat permet de corriger d’éventuels effets inattendus et contribue à instaurer une culture d’amélioration continue. Ce monitoring doit inclure des métriques clairement définies pour mesurer le succès. Il est donc judicieux de définir ces métriques, de fixer la période de suivi au moment de la décision et de planifier la revue à l’avance.
Dans le prochain article, nous verrons comment assurer une bonne traçabilité de cette décision.




